About me and my work - Virginie Ardouin-Giraud

J'AI DEUX PASSIONS LES CHEVAUX ET LA PHOTO

I HAVE TWO PASSIONS HORSES AND PHOTOGRAPHY.

LES AIMER

Des chevaux de bois de mon enfance aux “Gladiateurs de Vincennes”, l’un de mes plus grands reportages, près de 40 ans de passion et de fascination pour cet invraisemblable animal qu'est le cheval. Il représente à mes yeux l’être parfait. Il a tout, tout ce que nous souhaiterions avoir. La beauté, la grâce, l'élégance, la force, la puissance, la fragilité, l'érotisme. Personne ne lui est totalement indifférent. Le centaure trahis, nos fantasmes et nos désirs, la photographe vole des miettes de perfection pour les coller dans son travail. Ne suis-je pas prise en flagrant délit de jalousie ? Probablement, mais aussi beaucoup d’amour.

Pour faire de belles images il faut désirer son modèle. L'aimer et vouloir partager avec lui un instant de bonheur ou de détresse. Avoir de l'empathie. Mes photos sont les témoins de ces moments là. Tous me procurent de l'émotion et la cavalière que je suis culpabilise souvent de ne pas toujours trouver les mots justes. J'essaie de me faire pardonner par mes images. Au-delà du model, il y a le désir de partager avec ceux qui comme moi aiment les chevaux ou qui souhaiteraient découvrir un peu de cette émotion et de ce plaisir que je ressens lorsque je les regarde vivre.

Virginie ARDOUIN-GIRAUD

LOVE THEM

From wooden horses to the « Gladiators of Vincennes », one of my greatest footage, there is almost 40 years of vibrant passion and deep admiration for this incredible animal which is the horse. Flawless and perfection are the words he brings to my mind. He has absolutely everything one would want to have. Beauty, grace, elegance, strength, fragility, eroticism… No one is insensitive to him. The “Betrayed Centaur”, our fantasies and desires, the photographer crumbles to pieces to bring those back together in her work. Have I not just been caught in a jealousy crisis? Probably. But first and foremost, in love.

To create beautiful pictures, one must desire his model, love him and wish to share this subtle moment of happiness and distress. Empathize. My photographs are the witness of this very moment. All of them move me, and the horse rider I am often feels guilty of not finding the right words to express these emotions. These snapshots might be a way to forgive me. Beyond the model, I do have the profound desire to share with others, who like me, wish to discover this emotion and pleasure one can have watching them live.

Virginie ARDOUIN-GIRAUD

My horses and I

Photos

LES CHEVAUX DE MA VIE, LES CHEVAUX DANS MA VIE

J'ai toujours été irrémédiablement attirée par les chevaux. Deux souvenirs restent gravés dans ma mémoire. Le premier est cette gravure anglaise qui trônait dans notre salon lorsque j'était enfant. Elle représentait deux chevaux magnifiques dont un étalon noir qui me fascinait. Le second c'est d'avoir vu "Crin Blanc" et d'en avoir été bouleversée. Je devais avoir deux ou trois ans et le désir de chevaux ne m'a jamais quitté. 

Très tôt je demandais évidemment un cheval à mes parents. Il y avait de la place sur le balcon bien entendu. Je recevais pour Noël un cheval certes noir mais à bascule. Comment avaient-ils pu me faire une chose pareille. C'est un faux ! Il était pourtant magnifique avec ses poils en peluche noir, mais il sentait le plastique. Non vraiment quel affront ! A leur grand désarroi, le cheval à bascule finit dans un coin de ma chambre. Une petite histoire dont nous parlons encore 40 ans plus tard.

Il me fallut attendre quelques années pour convaincre mes parents que je ne savais pas vivre sans les chevaux. Les regarder, les observer, sentir leur odeur, entendre leur souffle, caresser leur peau si douce et partager un moment d'intimité en montant sur leur dos. C'est magique. Dès que j'ai su tenir correctement à cheval, j'ai eu besoin d'être en tête à tête avec eux. D'instaurer un véritable dialogue qui ne serait parasité par aucun événement. Avec le temps cela ne s'est pas arrangé. Aujourd'hui je cherche souvent à m'isoler avec mes chevaux.Je suis dans ma bulle avec eux. Rien ne doit rompre notre "connexion". 

Des chevaux de ma vie il y a eu de si belles rencontres. Sama le barbe alezan avec sa grande liste blanche et sa petite tache noire, curieusement comme Sépia qui partage ma vie avec son petit Léonard retrouvé un matin dans son boxe il y a trois ans. Il y a eu Kanto sauvé de la boucherie avec qui j'ai fait mes premiers concours et qui m'a fait découvrir le dressage, Macaréno arrivé d'Espagne traumatisé et qu'il a fallut apprivoiser. Il fut mon premier modèle et une magnifique source d'inspiration.

Le cheval qui a marqué ma vie, celui qui a une place à part c'est Sandro. Il est arrivé par le plus grand des hasards. C'est souvent le cas. Mais l'histoire est particulière. Le fameux cheval noir n'est autre qu'un ancêtre de Sandro. Il incarnait ainsi mon fantasme total. Le cheval noir était la devant moi qui m'attendait. Quel choc !

Sandro, à peine deux ans, à moitié sauvage et tout balafré m'attendait là. Incroyable histoire, si belle histoire que nous vivons ensemble depuis quinze ans. 


Virginie ARDOUIN-GIRAUD

CAMEL 1825 - SANDRO 2002

PRESS

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